Le membre AngelSquare du mois : Thierry Petit

Comme chaque mois, AngelSquare vous présente un nouveau membre de sa communauté d’investisseurs. Découvrez les personnalités qui soutiennent l’écosystème startup français et ce qui motive leurs investissements !

Aujourd’hui, découvrez le profil Business Angel de Thierry Petit, co-fondateur & CEO de ShowroomPrivé.

Thierry Petit, membre AngelSquare

Découvrez l’interview en vidéo ici !

Bonjour Thierry, peux-tu te présenter? Quel est ton parcours ?

Je suis Thierry Petit, co-fondateur et co-CEO de ShowroomPrivé. Ingénieur Télécom de formation, j’ai un parcours d’entrepreneur depuis toujours. J’ai créé une première boîte qui s’appelait Toobo.com, un comparateur de prix à la fin des années 90, et que j’ai vendu à Liberty Surf à l’époque où Europe@Web et Bernard Arnault étaient encore très présents.

J’ai eu ensuite différentes expériences de vie, dont un tour du monde de deux ans, et j’ai créé en revenant de ce voyage un showroom avec mon associé David Dayan qui lui avait un petit business de déstockage physique et l’envie de numériser son métier.

Thierry Petit et David Dayan, fondateurs de ShowroomPrivé

Onze ans après le lancement, cette “ETI” a passé un certain nombre de caps, et a notamment la particularité d’être cotée en bourse depuis 2 ans. Aujourd’hui, Showroom Privé, c’est 1200 employés, près de 30 millions de membres en Europe, 20% du chiffre d’affaires fait à l’international et une société qui a la particularité d’être toujours en croissance.

Showroom Privé, spécialiste des ventes événementielles en ligne, 134M€ de CA en 2017 (source LSA)

Comment es-tu devenu Business Angel ?

Lors de la création de ma première boîte, Toobo, je n’avais pas d’argent, j’avais eu accès à des Business Angels en 99 qui m’avaient beaucoup aidé.

Il y a une forme de retour de cycle un peu normal et c’est toujours un sentiment un peu partagé par mes potes qui font de l’investissement.

Ensuite, c’est un moyen de gérer mon patrimoine avec la chose que, a priori, je connais le mieux et là où je peux apporter de la valeur.

Enfin, il y a une forme d’épanouissement intellectuel.

“C’est toujours excitant de rencontrer des jeunes fondateurs, les voir exposer leurs modèles, les challenger, de creuser, de comprendre pourquoi ? Comment ? Quel est le truc d’après ? Ça maintient éveillé !”

Quelle est ta stratégie d’investissement ?

Je travaille et j’investis avec d’autres amis Business Angels. Tout le monde se connaît, c’est un petit monde.

On se renvoie à la fois du deal-flow, on se partage nos doutes sur un dossier, et si finalement on est six ou sept à penser la même chose au même moment, on peut se dire que ça agit un peu comme un effet d’entraînement, ça sécurise un peu. Ca vaut ce que ça vaut, mais ça sécurise un peu ! C’est une forme de due diligence.

Comment sources-tu les boîtes dans lesquelles tu investis ?

Par semaine je dois avoir une cinquantaine de dossiers, soit de manière naturelle : les gens m’envoient sur LinkedIn ou par mail, soit par mes amis Business Angels, ou soit par les fonds d’investissement qui souvent me disent “Tiens ce truc est encore trop tôt, est ce que ça t’intéresse ?”

Quels sont tes critères de sélection ?

Je n’investis plus quand l’un des fondateurs n’est pas tech et je ne fais quasiment plus d’early stage. J’investis dans des projets internationaux ou, en tout cas, capables de l’être avec des fondateurs qui sont déjà “cablés” comme ça.

“J’aime quand il y a un asset minimum, une techno, une petite barrière. Cela permet de canaliser mon deal-flow”

Ensuite, je préfère les business qui grandissent et qui sont pertinents économiquement à quelqu’un qui dit “Je veux tout de suite scaler, 25 villes …” alors que le truc n’existe même pas…

Qu’est ce que tu regardes chez un entrepreneur?

Quand je vois les entrepreneurs qui sont incapables de lâcher leur tableau excel, je zappe vite. Pour moi, le chiffre il est certes important, mais ce n’est pas le chiffre pour le chiffre, c’est plutôt la compréhension de son métrique et de son écosystème.

A travers le chiffre, j’aime bien creuser l’esprit d’analyse et de synthèse de l’entrepreneur et sa potentielle résilience. C’est une qualité absolument indispensable chez un entrepreneur.

Je préfère faire sans document, sans présentation, sans rien, pour voir comment les entrepreneurs sont à l’aise avec leur business.

Peux-tu nous parler de ton portfolio ?

J’ai une quarantaine d’investissements en perso. Cela va de projets très petits jusqu’à des Blablacar ou des Sigfox, des Backmarket, des entreprises un peu mûres qui grandissent bien et qui viennent de faire des beaux tours, comme Tiller que j’avais découvert AngelSquare.

Tiller Systems, la caisse enregistreuse tactile sur IPAD, lève 4M€ en avril 2016 auprès d’AngelSquare (Thierry Petit — Damien Guermonprez — Eduardo Ronzano) et 360 Capital Partners.

Quels serait ton conseil pour les entrepreneurs ?

Mon conseil serait d’avoir des co-fondateurs très différents, je trouve que c’est une des clés, que chacun ait son truc, son terrain de jeu et hop !

Pour moi le binôme parfait c’est un commerçant /commercial et un tech.

“Il y a tellement de choses à manier dans une entreprise que si vous prenez que des gens similaires, ça ne sert pas à grand chose.”

Il vaut mieux prendre des gens très différents.

Que penses-tu d’AngelSquare ?

Angelsquare est une source supplémentaire de dealflow, cela me permet de voir d’autres potentiels projets. Je lis systématiquement les opportunités d’AngelSquare en me disant “bah tiens, ce projet pourrait me plaire”. Je trouve la sélection pertinente par rapport à mes compétences ou mon champ d’action. Cela me fait gagner du temps.

Comme Thierry et plus de 600 investisseurs, investissez dans les plus belles startups aux côtés des meilleurs investisseurs sur www.angelsquare.co !